La municipalité doit montrer l'exemple en ce qui concerne l'isolation et l'emploi des énergies renouvelables, pour les bâtiments municipaux comme pour les aides aux particuliers.
Dans les bâtiments municipaux et avec des aides pour les autres, en plus de l’isolation, il faut développer les capteurs solaires photovoltaïques, l’énergie bois dans les réseaux de chaleur, les systèmes de récupération d’eau …
Ce que nous proposons : un urbanisme écologique à Calais
Résumé de nos propositions :
La question du logement est au carrefour de plusieurs problématiques :
- la dimension sociale et la question du droit au logement
- la dimension environnementale (qualité des logements, économies d’énergie, gestion des déchets...) indissociable d’une vision globale, intégrant le concept de développement durable.
Le droit au logement est inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. C’est un minimum vital : sans abri, comment avoir accès aux autres droits : santé, éducation, travail?
C’est pour cela que le droit au logement et sa mise en œuvre est une des valeurs fondatrices de l’engagement des Verts pour la justice sociale et la lutte contre les exclusions.
Le rôle du Conseil municipal
La politique du logement relève des compétences de l’Etat mais le rôle des collectivités locales se révèle décisif dans la pratique.
Il s’exerce à différents niveaux :
directement : par des aides financières et des garanties d’emprunt au bénéfice de la construction ou de l’amélioration des logements sociaux.
indirectement : par des politiques foncières et des règles d’urbanisme (P.O.S.) : plan d’occupation des sols.
La question de l’attribution des logements sociaux est essentielle.
A Calais, la rumeur est persistante, le rapport de la Cour des Comptes le confirme : piston, passe-droit, manque de transparence semblent être la règle. Un récent rapport de la Cour des Comptes en atteste. Les Verts s’opposeront à toute forme d’instrumentalisation du logement social au bénéfice de certaines formes de clientélisme.
Les règles d’attribution des logements sociaux seront clairement établies et appliquées avec une totale transparence.
Favoriser le maintien des habitants
Il s’agit de gérer au mieux avec les habitants, le patrimoine existant aussi bien social (" public ") que privé.
Dans le centre-ville, la priorité doit être la requalification du patrimoine ancien, en favorisant le maintien des habitants. En plus de l’action publique, il faudra engager une politique de contractualisation avec les propriétaires.
Mettre le locataire au centre des projets
- Agir avec les habitants. Promouvoir la démocratie participative dans les politiques de réhabilitation et de rénovation.
- Assurer la transparence dans l’attribution des logements sociaux.
Encourager la création des agences immobilières à vocation sociale (AIVS).
- Créer un Observatoire du logement, qui permette d’évaluer l’état de la demande et des besoins, celui de la vacance, de l’évolution des prix et des demandes de permis de construire.
- Créer du logement social là où le patrimoine HLM est insuffisant.
- Encourager les normes environnementales, diminuer les nuisances, favoriser la collecte sélective des déchets.
- Favoriser la diversité de l’habitat et de la réhabilitation.
- Répondre à la diversité des aspirations des habitants.
- Lutter contre toutes les formes de ségrégations sociales et ethniques par le logement.
Ce que nous proposons : quelques précisions :
- une analyse des besoins notamment en logements, espaces publics, équipements verts, ... Dotons le Calaisis d'un Plan Local de l'Habitat.
- la transparence des procédures en associant les citoyens à l'élaboration de ce Plan au travers d'enquêtes publiques.
- l’organisation de débats publics et contradictoires avec l’ensemble des citoyens sur toutes les questions concernant les P.O.S. (Plan d’Occupation des Sols) tant au niveau du quartier, que de la commune et de la communauté d’agglomération. Les objectifs sont à la fois de démanteler les ghettos sociaux, réhabiliter les quartiers populaires, promouvoir la mixité sociale. Nous souhaitons redonner un cœur à la ville (au théâtre et/ou à la place d’Armes ) mais aussi donner un cœur à chaque quartier en favorisant le maintien ou l'installation des commerces, des services publics (poste, mairie, administrations, culture, police...) et en développant les espaces verts.
Nous voulons agir contre le zonage et repenser la ville et la communauté d’agglomération comme un lieu de mixité et d’équilibre entre habitat, emploi et consommation.
Revendiquons le droit, pour Calais, à la beauté et à la Haute Qualité Environnementale tant pour les bâtiments publics que pour les logements. Il sera nécessaire d’embaucher des architectes urbanistes, professionnels du développement durable. Nous voulons faciliter tous les accès aux personnes âgées et aux handicapés. Nous sommes opposés au bétonnage de la cité : chaque quartier doit posséder au moins un espace vert, la zone côtière (ZI des dunes) doit être absolument préservée, etc.
Limiter la pollution publicitaire,
Une nouvelle politique de l’eau : réduire les consommations d’eau est une nécessité : double-circuit d’eau dans la construction neuve, utilisation des eaux de pluies pour l’arrosage et le nettoyage... Nous devons expérimenter et développer de nouveaux systèmes d’assainissement (notamment pour les écarts urbains...) et sommes convaincus de la nécessité d’une véritable politique des eaux pluviales qui « lessivent » les villes (traitement, maintien de la perméabilité des sols...). Pour atteindre cet objectif de qualité de l’eau (production, distribution et assainissement), les Verts défendent le choix du service public en régie,
Réduire et gérer nos déchets et nos rejets, sans les faire subir à d’autres s’impose à nous, avec l’enjeu fort d’une réduction des déchets à la source, complété par le tri sélectif et le développement des filières de déchets organiques. L’économie du réemploi est un secteur d’avenir que nous devons accompagner,
Remise à plat, au niveau national et européen, de la fiscalité sur les déchets, en faveur de la réduction à la source,
Mettre en place des plans locaux de préventions des risques, intégrant l’ensemble des enjeux (prévention, urbanisme, information du citoyen...), Développer et la sensibilisation à l’environnement, notamment vers les scolaires.
Les collectivités locales sont des acteurs majeurs de la protection de l’environnement qui doivent être reconnues. Nous chercherons à peser, par nos associations d’élus, sur les nécessaires réformes des lois et directives, et nous nous investirons dans les grands débats mondiaux dans le cadre des pouvoirs reconnus des “autorités locales ”, par exemple, les négociations internationales sur le climat.
L’eau à Calais :
Il faut préserver l’état des ressources en eau, tant pour les eaux de surface que pour les eaux du sous-sol. Les pollutions sont d’origine essentiellement industrielle et agricole. La gestion de l'eau doit être publique et nous devons responsabiliser son utilisation :
- Mettre en place une tarification qui pénalise les grosses consommations au lieu de les encourager comme actuellement ;
- Dresser un inventaire des sites à risques pour la nappe phréatique, en particulier les dépôts de déchets dangereux ou polluants ;
- Traiter ces sites et utiliser les ressources légales pour faire condamner les pollueurs.
- Améliorer le traitement des eaux usées :
- Raccorder toute l’agglomération au réseau de traitement des eaux usées. C’est une évidence : Calais ne dispose pas encore d'un réseau d'assainissement digne d'une ville de presque 80.000 habitants !
Exigeons des circuits de collecte séparés pour les eaux de pluies et les eaux usées.
L'animal dans la ville
Pour une meilleure intégration de l'animal de compagnie en ville.
Les questions relatives à l'animal de compagnie ne peuvent être ignorées de la municipalité, car selon les estimations actuelles il y aurait plus de 42 millions d'animaux de compagnie en France dont 9 millions de chats et 8 millions de chiens. Et Calais est assurément une ville où les animaux de compagnie sont très nombreux : 2000 chiens et chats sont abandonnés chaque année au refuge-fourrière de la LPA (Ligue pour la Protection des Animaux).
Le rôle affectif extrêmement utile joué par l'animal dans la famille, auprès des enfants ou des personnes seules ainsi que son rôle thérapeutique auprès des handicapés ou des personnes âgées en font un auxiliaire précieux pour aider à mieux vivre dans nos villes particulièrement déshumanisées. Ce rôle n'est pourtant que peu reconnu par les pouvoirs publics, trop souvent réduit à l'aspect négatif de l'animal dans la ville notamment quant à la propreté des trottoirs que les déjections canines rendent illusoires. Nous souhaitons instituer une meilleure collaboration entre la municipalité de Calais et la LPA, notamment pour organiser des campagnes de stérilisation des animaux errants, afin de lutter contre leur prolifération anarchique. Des mesures devront être prises de même pour que l'on donne la possibilité aux personnes âgées d'avoir un animal lorsqu'elles vivent dans les foyers-logements de la ville.
Calais, aujourd’hui : Une ville bétonnée, une hémorragie pour les commerces et les activités, les populations en difficulté logées en périphérie, des habitations trop gourmandes en énergie…:
A Calais, la ségrégation urbaine s'accentue et l'exclusion sociale progresse
Dans les années 1800, lors de l’industrialisation de la ville qui s’appelait encore SAINT PIERRE, il est remarquable de constater qu’il y avait alors une quasi parfaite mixité sociale. Au fur et à mesure de la croissance, la population construisait les unes à côté des autres de petites maisons d’ouvriers et de grandes maisons de " maîtres ".
Depuis l’après-guerre et les années 60 avec la construction des immeubles du Fort-Nieulay et de la Z.U.P. du Beau-Marais, on constate la fin de la mixité sociale.
Comme dans la plupart des villes de France, les populations en difficulté et notamment les familles d’origine étrangère (peu nombreuses à Calais) se retrouvent logées en périphérie de la ville :
- à l’ouest, le Fort-Nieulay et surtout à l’est, le Beau-Marais avec ses 23 000 habitants. La spéculation foncière a rejeté ces familles dont on ne voulait pas en centre-ville dans ces ensembles urbains ratés et, maintenant, parfois explosifs.
- les populations plus aisées s’installent en centre ville, dans Calais-Nord reconstruit et sur le front de mer.
Si l’essentiel de " cette épuration ethnique " s’est opérée sous la gestion de droite de Monsieur Vendroux, les municipalités de gauche au pouvoir depuis 1971 ont peu combattu cette tendance qui a été accentuée par la crise économique.
Mais la volonté politique pour rétablir la mixité sociale de l’espace reste insuffisante :
Tous les nouveaux terrains libérés dans le centre sont vendus à la SA HLM qui y construit des immeubles de standing.
Et tout cela se décide sans débat public :
- Les réunions sur le P.O.S. (Plan d’Occupation des Sols) tenus par la municipalité sont, comme les réunions de quartier, des parodies de démocratie.
- Les Calaisiens sont invités à venir voir ce que les élus ont décidé pour eux, que cela leur plaise ou non !
Politique de la ville et zone franche
C’est clair, à Calais, la ségrégation urbaine s’accentue avec toutes les conséquences que cela entraîne (social, scolaire, transports...).
Les discours, les rapports et les efforts faits depuis vingt ans dans le cadre de la politique de la ville n’ont sans doute pas été inutiles. Sans ces diverses mesures, dont certains ont dit qu’elles sont du " replâtrage " ou du " saupoudrage ", c’eût été sans doute pire.
Il était indispensable de repeindre les immeubles, de réparer les cages d’escalier, de transformer l’espace de ces cités (le fort, la Z.U.P.), vingt cinq ans après leur construction. Il fallait évidemment les réhabiliter.
Enfin, il fallait bien, et c’est ce qu’a voulu faire le gouvernement Juppé avec les zones franches, donner un coup de pouce fiscal pour attirer les entreprises dans ces quartiers difficiles, mais si rien n’a été inutile, rien n’a vraiment marché, la zone franche à Calais n’ayant attiré que des entreprises qui se sont délocalisées.
Hémorragie du centre ville et zonage
Comme la plupart des villes de France, le centre de Calais souffre d’une hémorragie tant du point de vue du commerce que des activités.
A la fin de la mixité sociale, s’ajoute donc le zonage qui quadrille l’espace calaisien d’aujourd’hui : zones industrielles (des dunes, Marcel Doret...), zones commerciales des entrées de la ville (St Exupéry, Auchan...), zone Curie, ZAC 1 et 2 du Tunnel, etc.
La construction du lien fixe sous la Manche et des infrastructures autoroutières qui l’ont accompagné ont considérablement accentué ce phénomène : La Cité Europe a indéniablement absorbé une part importante du commerce local.
Ce phénomène continue de s’amplifier si bien, que comme " ça bouchonne " entre Calais et la Cité-Europe, les élus actuels envisagent de multiplier les routes pour y accéder ! Mais si l’on continue à délocaliser notre centre ville, en favorisant l'installation de tous les nouveaux commerces à la périphérie et à ne les envisager que dans des structures de type centre commercial, il s’ensuivra des conséquences inacceptables :
- la mort annoncée de notre centre ville.
- une grande injustice sociale pour ceux qui n’auront pas les moyens (physiques, financiers, structurels) de se déplacer si loin.
Cette logique de la séparation des fonctions : habiter, consommer, travailler, détermine la transformation ou plutôt la dégradation de notre cadre de vie.
Le centre ville devient un espace momifié au point que tout le monde réclame sa restructuration, sa rénovation, voire sa revitalisation ! Cette question est essentielle pour la prochaine équipe municipale mais attention, les propositions des partis politiques sont différentes voire antagonistes.
Intercommunalité et urbanisme
La non existence d’une véritable intercommunalité et la création de la zone franche ont favorisé la délocalisation de nombreuses entreprises dans des secteurs où les terrains sont moins coûteux et les taxes professionnelles moins élevées. Ce ne sont pas les critères sociaux ni environnementaux qui priment mais essentiellement la recherche du profit. Si certaines entreprises comme VANDAMME, rue des Salines, ou EXPRESS AUTO, à la plage, auraient dû se déplacer en Z.I. à cause des nuisances qu’elles procurent aux riverains, pour beaucoup ces choix ne s’imposaient pas.
Faute d’intercommunalité donc, Calais est une " ville centre " qui se trouve en situation d’offrir des équipements (culture, sport, éducation...) à l’ensemble de la population du Calaisis sans bénéficier de toutes les ressources fiscales des entreprises. Elle se trouve aussi, au détriment de tous, en " guerre économique " avec les autres communes dans la bataille pour l’emploi.
Une ville bétonnée
Les Verts revendiquent le droit à la beauté, à la Haute Qualité Environnementale pour la construction ou la rénovation de bâtiments, la création d’espaces verts dans chaque quartier Non au zonage :
Pour aborder toutes ces questions, il faudra des élus courageux qui n’ont pas peur de s’opposer à des entrepreneurs qui cherchent des terrains et des bâtiments les moins chers possible pour faire le maximum de bénéfices.
La très grande technicité des dossiers est un véritable obstacle à leur lisibilité par la population donc à la mobilisation.
Les grands principes des Verts pour des villes écologiques :
Rendre systématiques les plans climats territoriaux : ce plan d’action, voté par l’intercommunalité, doit définir les mesures permettant d’atteindre localement les objectifs internationaux fixés par la communauté scientifique, notamment le GIEC, de réduction de nos émissions de gaz à effets de serre. Les Verts demandent que la loi rende obligatoire l’élaboration de ces plans climats dans tous les bassins de vie, et impose que tous les documents d’urbanisme et de déplacements du territoire s’y conforment (SCOT, PLU, PDU, permis de construire...). Comme ils l’ont fait dans les villes où ils étaient en responsabilité, Les Verts exigeront l’élaboration et la mise en oeuvre de plans climats partout où ils participeront à des majorités municipales,
Se doter de la compétence-énergie dans les agglomérations. Oubliées par la dernière loi d’orientation énergétique, les collectivités locales sont néanmoins une autorité organisatrice incontournable pour un territoire énergétiquement responsable. Les Verts demanderont que les intercommunalités où ils siègent se dotent de cette compétence, avec comme objectif minimum d’atteindre en 2020, 20% d’énergie renouvelable produite sur leur territoire. (Solaire thermique, photovoltaïque, réseau de chaleur, co-génération bois, biomasse, éolien, géothermie...),
Un plan d’isolation massif du logement ancien, avec un engagement financier des collectivités locales en complément de l’Etat, qui se doit d’être moteur (“OPAH énergétique”). Il s’agit notamment de faire des opérations ANRU de réhabilitation du parc social des vitrines d’écologie urbaine, avec en parallèle la réduction des émissions de gaz à effet de serre et des charges pour les locataires,
Une action prioritaire sur le bâti communal, qui devra être autonome énergétiquement en 10 ans (isolation et production d’énergie renouvelable),
Une lutte résolue contre l’étalement urbain ; en l’absence de loi encadrant strictement les possibilités de mutation des terres agricoles, nous défendons le principe d’une ville qui assume sa nécessaire reconstruction sur elle-même : une ville rassemblée, où la mixité sociale et générationnelle sera renforcée. Cette action contre l’étalement urbain passe aussi par une coopération étroite entre agglomérations et zones rurales, entre grandes villes et villes moyennes, dans un souci d’équilibre et de solidarité, alors que les grandes villes ont souvent dédaigné leurs territoires périphériques. Le renforcement des villes moyennes est un enjeu central d’un développement durable de nos territoires,
Un urbanisme réfléchi au service de ses habitants
L’urbain est étroitement lié au social et à l’économique. La ville est la projection de la société sur le terrain. La répartition de l’espace est bien évidemment l’expression des rapports sociaux.
Faire de Calais une ville nature.
Les déplacements.
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